samedi 3 février 2007

le soir

Le soir, nous sortons.
Tant que nous ne nous reconnaissons plus.
C’est d’ailleurs notre but.
Nous perdre.
S’égarer.
Nous errons le long des quais le long des rues le long des artères le long des rives le long des autoroutes le long des zones portuaires le long des canaux le long des usines le long des parkings le long des ports le long des artères le long des côtes le long des sentiers le long des plages le long des immeubles et des buildings le long des cités le long des immeubles dans les cités le long espaces vides le log des terrains vagues le long des rues commerçantes et celles qui ne le sont pas le long des champs le long des squares le long des parcs le long des stations essence le long des grands magasins le long des villes.
Et puis nous rentrons.
Nous nous regardons nous nous sommes peut-être croisés sans le savoir.
Comment mesurer l’abandon dans nos yeux ?

nos yeux

On a levé les yeux.
On les a sortis de nos orbites et on les a levés vers le ciel.
Pour que les oiseaux viennent les picorer.
Après, on les a remis en place.
Nous avons vu alors le dessus des champs.
La terre qui se courbait.
L’intérieur des nuages.
Le crâne des hommes.
Ceux qui travaillent.
Et ceux qui marchent.
Nous avons vu aussi le vent.
Quelle merveille le vent !

Nous avons de ces jeux.